Cycle d’étude sur l’Iran : le rôle des réseaux sociaux dans le « mouvement vert » iranien

Cet article constitue la première partie d’un cycle d’étude sur l’Iran mené par le Club du Millénaire. Il analyse le rôle des réseaux sociaux comme nouveau moyen d’expression de la société civile iranienne à travers le « mouvement vert ». Ce mouvement de protestation est né après les élections de 2009, suite aux accusations de fraude électorale massive pesant sur le président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

 

Introduction au système institutionnel iranien

 

L’apparition du « mouvement vert » en Iran s’insère dans le système institutionnel iranien. Encadrant la société, celui-ci présente une particularité notable : les organes religieux y doublent les institutions politiques. Il comporte par ailleurs un système élaboré de censure, permettant de comprendre le rôle joué par les nouveaux médias, notamment les réseaux sociaux, dans la construction et la pérennisation du mouvement vert.

 

Le système institutionnel de l’Iran

 

Le système institutionnel iranien se divise entre institutions politiques (élues) et institutions religieuses, non-élues et contrôlant les institutions politiques.

exercice du pouvoir en circuit ferme

 

Organisation du système institutionnel iranien[1]

 

Le Guide Suprême, ou Guide de la Révolution, est l’autorité religieuse dominante à la tête du pays. Il est élu et peut être révoqué par l’Assemblée des experts, composée de 86 membres religieux élus pour huit ans au suffrage universel direct. Sous la responsabilité du Guide, le président de la République détient le pouvoir exécutif. Il est élu au suffrage universel direct, pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Pour être accepté par le Conseil des gardiens, toute candidature à la présidence de la République doit réunir les conditions suivantes :

  • Le candidat doit être une personnalité religieuse ou politique reconnue.
  • Être d’origine ou de nationalité iranienne.
  • Avoir de bons antécédents.
  • Être honnête, vertueux et dévoué à l’islam et au régime de la République islamique.

Le Conseil des gardiens valide l’élection du Président et celle-ci doit être ratifiée par le Guide. Le Président est le chef du gouvernement. Il dispose d’un cabinet composé de vingt ministres mais chacun doit recevoir l’approbation du Parlement. Celui-ci peut les démettre individuellement ou collectivement. Le Président peut faire l’objet d’un vote de défiance du Parlement, qui doit être ratifié par le Guide, mais ne dispose pas du droit de dissolution. Il n’a donc aucun moyen d’imposer une politique au Parlement. Le Parlement exerce le pouvoir législatif. Il compte 290 députés, élus pour quatre ans au suffrage universel. Les lois votées par le Parlement sont néanmoins soumises au Conseil des Gardiens, qui dépend lui-même du Guide suprême.

Disposant de pouvoirs étendus, le Conseil des gardiens de la révolution est composé de douze membres désignés pour six ans : six religieux nommés par le Guide et six juristes élus par le Parlement sur proposition du pouvoir judiciaire, qui dépend du Guide suprême. La principale fonction du Conseil est de veiller à la compatibilité des lois avec la Constitution et l’islam. Toutes les lois votées par le Parlement doivent donc obtenir l’approbation du Conseil des gardiens. Si ce dernier conclut à l’incompatibilité d’une loi avec la Constitution ou l’islam, il ne peut pour autant procéder à une annulation. La décision revient à une autre instance, le Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime. Celui-ci est composé des chefs des trois pouvoirs, des six clercs du Conseil des Gardiens et de vingt-cinq membres désignés par le Guide suprême. Il est chargé de ratifier l’application des lois qu’il juge indispensables, lorsque le Parlement s’oppose au Conseil des Gardiens.

L’originalité du système institutionnel iranien est la cohabitation de deux légitimités : une légitimité démocratique, issue du suffrage universel, et une légitimité religieuse. Le Guide de la Révolution demeure néanmoins la pierre d’angle du système institutionnel puisqu’il contrôle directement ou indirectement l’ensemble des institutions. Même si la majorité du gouvernement est élue au suffrage universel, le peuple iranien exerce donc une souveraineté partielle. Cette organisation influe directement sur le fonctionnement de la politique intérieure iranienne. Toutes les structures de l’appareil d’État sont doublées. Dans les faits, les structures révolutionnaires, dépendant directement du Guide, prennent en charge des activités qui devraient être assurées par le gouvernement. L’armée iranienne est ainsi « doublée » par les Gardiens de la révolution et les tribunaux « réguliers » par des tribunaux révolutionnaires. Chaque ministère et chaque province compte un représentant du Guide, témoignant du contrôle exercé par les institutions religieuses sur les institutions politiques.

 

La censure en Iran

 

La sharia[2] constitue le fondement du système juridique iranien et la censure s’exerce en application de cette loi religieuse. L’islam réglant tous les aspects de la vie des citoyens, la censure s’exerce aussi bien dans la sphère publique que privée. Très diffusée, la presse écrite iranienne constitue un vecteur privilégié de partage de l’information. Elle fait à ce titre l’objet d’un contrôle rigoureux. Les journaux peuvent ainsi faire l’objet de saisie s’ils publient des textes en désaccord avec les directions politiques données par le Guide, ou paraître avec des pages blanches lorsqu’une partie des textes a été censurée. Les autres médias écrits, comme les livres, sont soumis aux mêmes restrictions. Tout éditeur doit soumettre les œuvres qu’il souhaite publier à l’organe chargé de la censure dans la province (rappelons qu’il peut s’agir d’un organe religieux puisqu’ils « doublent » toutes les autres institutions). Un article ou un livre publié et considéré comme anti-islamique, peut être supprimé ou confisqué. L’auteur et l’éditeur peuvent être tenus responsables d’offense à la « morale publique » ou à l’islam. En conséquence, les maisons d’édition restreignent leurs publications aux sujets ne risquant pas de heurter la censure officielle. On observe de même une diminution de la production de fictions contemporaines, plus fréquemment sujettes à la censure.

Le contenu écrit est également diffusé par Internet, qui permet, en plus, de l’accompagner d’images et de sons et de le partager avec une grande facilité. Pour ces raisons Internet est filtré afin que les internautes iraniens ne puissent pas accéder aux contenus « inappropriés ». Après l’introduction d’Internet en Iran l’accès au réseau est resté provisoirement ouvert, avant la mise en place de systèmes de filtres. Ceux-ci ont d’abord visés les sites pornographiques sous prétexte de protection des « bonnes mœurs » mais tout contenu jugé « inapproprié » est rapidement devenu inaccessible depuis le territoire national. Le blocage et la restriction d’Internet ont été rendus possibles par la loi iranienne sur la presse de 1986, qui régule l’accès à l’information. Cette loi prévoit aujourd’hui l’installation de mécanismes de filtrage par les fournisseurs d’accès Internet. Les peines prévues pour les violations des lois sur l’accès et la diffusion de l’information peuvent être très sévères. En théorie, seule la justice ou le « comité en charge de déterminer les sites non autorisés »[3] peuvent conditionner le filtrage d’Internet. Néanmoins le système iranien de double légitimité laisse toute latitude de contrôle aux instances religieuses.

L’arrivée au pouvoir de Mohamad Khatami en 1997 a permis l’émergence d’un mouvement réformateur, qui s’était notamment engagé à faciliter l’accès du public à l’information. Cette période a été marquée par un assouplissement de la censure, avant que les conservateurs ne récupèrent leur assise électorale et durcissent à nouveau le contrôle étatique. Celui-ci vise essentiellement la presse écrite et la télévision, ce qui explique que la plupart des mouvements d’opposition ait choisi Internet pour diffuser leurs opinions. Le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad a mené une active campagne de censure de l’ensemble de médias. Il a ainsi voté en octobre 2006 un décret forçant les fournisseurs d’accès Internet à limiter les vitesses de téléchargement pour les clients individuels et les cybercafés. En 2009, l’année des élections présidentielles, la censure d’Internet s’est à nouveau renforcée par l’installation d’un « système parmi les plus sophistiqués au monde, capable d’intercepter et de décrypter toutes les télécommunications qui transitent dans le pays. » L’entreprise européenne Nokia Siemens a d’ailleurs été accusée de soutenir cette censure en ayant fourni du matériel d’analyse à l’Iran[4]. Cette réaction gouvernementale s’explique par le fait qu’Internet était alors devenu l’outil favori des partisans de Moussavi[5].

 

Les nouveaux médias et le « mouvement vert »

 

La société civile est rigoureusement encadrée par la classe dirigeante. L’organisation institutionnelle, les restrictions des libertés font du régime iranien un Etat autoritaire de type théocratique, perçu de diverses manières. Si Abas Milani le désigne comme une « démocratie d’apartheid »[6], d’autres auteurs comme Linz[7] le considèrent comme un système post-totalitaire. Le pluralisme politique permis par les institutions ne fait pas de l’Iran actuel un Etat totalitaire au sens historique du terme. Tirant sa légitimité d’une révolution, le régime a néanmoins rapidement cherché à neutraliser la menace que pourrait constituer une société civile hostile. L’idéologie véhiculée par la république islamique s’est donc infiltrée dans tous les champs de la vie sociale. Cette idéologisation s’est étendue à des domaines apparemment apolitiques comme le football et le cinéma, sur lesquels nous reviendrons dans les prochains articles de ce cycle d’étude. En dépit des efforts du régime pour encadrer la société civile et réduire l’opposition au silence, 2009 a vu l’apparition du « mouvement vert », dont l’ampleur a surpris les dirigeants iraniens comme la communauté internationale. Celui-ci est né des protestations touchant à la réélection du président sortant Mahmmoud Ahmadinedjad, accusé de fraude par l’opposition. Les manifestants arboraient dans un premier temps des tee-shirts et pancartes contestant les résultats de l’élection, arborant notamment le slogan « Where is my vote ? ». Ceux-ci se limitaient à réclamer un recomptage des voix, voire de nouvelles élections présidentielles. Le mouvement a ensuite modifié sa stratégie et exigé davantage de démocratie, revendiquant le respect des droits de l’Homme, la lutte contre la corruption ou la reconnaissance des religions et des ethnies minoritaires. Malgré la répression qui a mis fin aux manifestations, le mouvement a eu un impact important dans le jeu politique iranien, provoquant des tensions au sein des partisans conservateurs du régime liés au Guide et au Président[8].

Le « mouvement vert » a mis en évidence le rôle joué par Internet dans les mouvements sociaux, suivi par les révolutions arabes et les mouvements « indignés » en Europe. Quoique Reporter sans frontières ait désigné le régime iranien comme l’un des « douze ennemis d’Internet », on comptait en 2005 près de 700 000 blogs iraniens.[9] Ces blogs étaient initialement des espaces d’expression, dont le « mouvement vert » a développé un usage politique qui a soutenu l’action des réseaux sociaux de plusieurs manières. En premier lieu les sites et blogs ont servi de ressource pour les militants, diffusant des informations et discours contestant ceux du régime. Ces espaces étaient tenus par des militants, des organisations ou des personnalités politiques, comme Enghelab islami, le site du premier président iranien, ou le site du parti communiste iranien raheh Toudeh. En second lieu, les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou Orkut ont rempli trois grandes fonctions : faciliter l’organisation du mouvement, la diffusion de l’information et le partage de témoignages[10].

 

Internet comme outil de contournement de la censure

 

Les réseaux sociaux ont d’abord permis de contourner la censure. A ce titre ils ont constitué un élément-clé du répertoire d’action des manifestants du « mouvement vert ». Dès les premiers jours suivant l’annonce des résultats des élections présidentielles de 2009 et les premières contestations, les lignes téléphoniques ont été coupées et le réseau Internet ralenti. La presse nationale a été contrôlée encore plus sévèrement et les journalistes étrangers rapidement « interdits de séjour ». Certains observateurs qualifient ainsi le mouvement vert d’« évènement sans médias »[11], la censure empêchant le relai de l’information par les canaux traditionnels. Les participants du mouvement vert se sont alors lancés dans une véritable « cyberguerre » pour contourner la censure imposée par le gouvernement[12]. Ils ont recouru à des réseaux anonymes, à l’extérieur comme à l’intérieur du pays. L’utilisation de Facebook posait quelques difficultés aux militants de l’intérieur, car il est difficile de préserver son anonymat lors de la création de pages : le rôle de la diaspora iranienne, qui les créait depuis l’étranger, a été ici déterminant. Les Iraniens ont également eu recours à des logiciels proxys et des Virtual Private Networks (VPN) pour se rendre intraçables. Ils ont bénéficié de l’aide de gouvernements étrangers : le Sénat néerlandais a ainsi initié un projet visant à faciliter l’utilisation des moyens de communication en Iran (I-Proxy Iran), tandis qu’un groupe d’experts a lancé un projet nommé Counter-Iran Cyberwall, aidant les opposants à contourner la censure[13].

S’ils ont facilité la mobilisation au sein du pays, les réseaux sociaux ont également servi de source d’images et d’informations pour les médias occidentaux. Les twits, les vidéos, ainsi que la presse alternative et les blogs ont produit un discours opposé aux communiqués du régime. Des témoignages provenant de l’intérieur du pays ont ainsi pu franchir la barrière de la censure, permettant aux militants de prendre la communauté internationale à témoin. Isabelle Sommier estime à cet égard qu’Internet a facilité la globalisation du mouvement et la sensibilisation de la communauté internationale[14]. L’utilisation d’Internet a enfin favorisé la communication et la division du travail entre militants, assurant une participation active de chacun. Les informations transmises par les blogs et sites militants étaient relayées par Twitter ou Facebook (ce qui permettait également au contenu de sites censurés en Iran d’être diffusé par le biais des réseaux sociaux) et commentées, analysées et débattues par les militants[15]. Outil du militantisme permettant de contourner la censure et de diffuser l’information, Internet participe également à l’émergence d’un espace libre de discussion et de diffusion des idées des opposants.

 

L’émergence d’un nouvel « espace public »

 

Internet fournit à ses usagers un espace de liberté où ils peuvent s’exprimer et débattre, ce qui contribue à l’émergence progressive d’une nouvelle « opinion publique »[16]. Pour Olivier Blondeau et Laurence Allard, les cyberactivistes sont dotés d’une culture politique propre. Internet ne fournit pas seulement des outils aux militants : il constitue également un « espace d’expérimentation politique » qui ouvre de nouveaux espaces de réflexion[17]. Ceci explique que le mouvement vert, contestant initialement le résultat des élections, ait finalement revendiqué le respect de la Constitution et l’instauration de la démocratie en Iran. Les réseaux sociaux apparaissent à cet égard comme catalyseur de l’action révolutionnaire. Ils créent un espace où se cristallise et se diffuse rapidement une opinion partagée ou des images, qui acquièrent une popularité importante par des effets d’annonce (buzz) et sont diffusées en conséquence[18]. Des photos et vidéos de manifestations ont ainsi été massivement partagées sur Youtube. Par ailleurs des symboles et des figures de martyrs sont apparus grâce aux réseaux sociaux. Plusieurs étudiants tués lors des manifestations, dont l’exécution a été filmée par des témoins sur leurs téléphones portables, sont devenus des icônes du « mouvement vert » désignées par leurs prénoms (Neda, Sorab, Kianouch, etc.). Suite aux restrictions imposées par le régime, les participants du « mouvement vert » ont rencontré des difficultés croissantes à se réunir dans la rue. Internet leur a permis d’afficher leur nombre, leur unité et leur résistance malgré la répression, en se rassemblant autour des leaders du mouvement (des photos de Moussavi ont été diffusées) et des militants arrêtés lors des manifestations. Des messages et vidéos clamant le soutien des participants du « mouvement vert » à Majid Tavakoli (un militant étudiant) après son arrestation ont ainsi été fortement diffusés sur Youtube. Ces manifestations de soutien ont limité l’efficacité des tentatives d’intimidation des autorités et accru la résilience du mouvement. 

Internet constitue un moyen d’organisation et de contestation pour les militants, qui leur permet de diffuser rapidement et massivement l’information. Pour plusieurs analystes, il constitue un espace public au sein duquel il est possible de débattre librement, favorisant l’émergence d’une opinion publique d’un type nouveau. Il accentuerait la socialisation politique des participants, donnant de l’ampleur au mouvement.  Si Internet peut être perçu comme un catalyseur de l’action révolutionnaire, il importe néanmoins de ne pas surestimer son importance. Né et développé dans la rue iranienne, le « mouvement vert » n’est pas devenu une force politique en raison de l’utilisation des réseaux sociaux mais grâce à l’afflux de manifestants. La répression des autorités a d’ailleurs écrasé le mouvement et l’a empêché de faire aboutir ses revendications. Même massif et dépourvu de limitations d’accès, l’usage d’Internet n’a pas permis une appropriation complète de l’espace public. Par ailleurs, même si les réseaux sociaux permettent une diffusion des idées, le mouvement est resté hétérogène et divisé. Pour y remédier les leaders de l’opposition tentent d’inclure davantage les minorités ethniques et les populations rurales, exclues car elles utilisent peu Internet et parce que les manifestations ont lieu dans les grandes villes[19]. Si pour certains analystes du « mouvement vert » et des révolutions arabes, la Toile peut constituer « un fabuleux catalyseur »[20], elle ne fait ni ne suffit aux révolutions.

 

Club du Millénaire : Pauline Lévy, Héléna Yazdanpanah.

 


[2] « Voie vers Dieu » constituée de l’ensemble des normes édictées par la révélation coranique et organisant l’existence musulmane.

[3] « La censure en Iran, in Indymedia Lille », 24/09/2006.

Source : http://lille.indymedia.org/article6566.html

[4] « L’Iran censure le net grâce à la technologie Nokia Siemens », in Le Figaro, 23/06/2009.

Source : http://www.lefigaro.fr/hightech/2009/06/23/01007-20090623ARTFIG00543-l-iran-censure-le-net-grace-a-la-technologie-nokia-siemens-.php

[5] « Les Pro-Moussavi contournent la censure grâce à Twitter », in Le Figaro, 16/06/09.

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/16/01003-20090616ARTFIG00399-les-pro-moussavi-contournent-la-censure-grace-a-twitter-.php

[6] Abbas Milani, « Clerical authoritarism », juin 2009, Undermining Democracy (en ligne)

Source : http://www.underminingdemocracy.org/iran/

[7] inz Juan J, « L’effondrement de la démocratie. Autoritarisme et totalitarisme dans l’Europe de l’entre deux guerres », Revue Internationale de Politique Comparée, Vol. 11, n° 4, 2004.

[8] Thierry Coville, « Le mouvement vert en Iran : de « Where is my vote ? » à la demande de démocratie », Revue internationale et stratégique, 2011/3 n° 83, p. 18-28.

[9] Bozorguian Amin et al., « La raison du réseau : Internet dans la révolution Verte » ,

Outre-Terre, 2011/2 n° 28, p. 291-298.

[10] Isabelle Hare, Youcefi Darani Mahsa, « Les élections iraniennes sur twitter et facebook : les formes contemporaines du militantisme informationnel », ESSACHESS, vol.3, n°6 (2010).

Source : http://essachess.com/index.php/jcs/article/view/7

[11] Ibid. 

[12] Amin Bozorguian et al., « La raison du réseau : Internet dans la révolution Verte », Outre-Terre, 2011/2 n° 28, p. 291-298.

Source : http://www.cairn.info/revue-outre-terre-2011-2-page-291.htm

[13] Ibid.

[14] Isabelle Sommier, Le renouveau des mouvements contestataires à l’heure de la mondialisation, Flammarion, Paris, 2003, p. 198.

[15] Fabien Granjon « Le web fait-il les révolutions ? », Sciences humaines 9/2011 (N° 229), p. 13.
Source : www.cairn.info/magazine-sciences-humaines-2011-9-page-13.htm.

[16] Julien Saada, « Révoltes dans le monde arabe : une révolution Facebook ? », février 2012, Chronique sur le Moyen Orient et l’Afrique du Nord (en ligne).

Source:http://www.dandurand.uqam.ca/uploads/files/publications/rflexions/Chronique_OMAN/Chronique_OMAN_fev2011.pdf

[17] Catherine Halpern « Quand Internet réinvente le politique », Sciences humaines 2/2008 (N°190), p. 107-107.

Source : www.cairn.info/magazine-sciences-humaines-2008-2-page-107.htm.

[18] François Thoreau, « Le fantasme Facebook : n’est pas révolutionnaire qui veut ! », Aide-Mémoire n°56, avril-juin 2011.

Source : http://www.territoires-memoire.be/index.php?page=am_article&artid=688

[19] Thierry Coville, op.cit, Isabelle Hare, Youcefi Darani Mahsa, op.cit.

[20] Fabien Granjon, op. cit.