Tensions turco-israéliennes, une crise opportune ?

(Crédit photo : Dor Kedmi/http://www.flickr.com/photos/dkedmi/562018577//tous droits réservés)

Le discours de Recep Tayyip Erdoğan à la suite de l’annonce des résultats des élections législatives turques, 12 juin 2011, donnant à l’AKP une majorité considérable à la GANT[1], reflète une évolution réelle de la politique étrangère turque. De nombreux observateurs estiment ainsi que la politique régionale de la Turquie s’oriente depuis plusieurs années vers une forme de « néo-ottomanisme »[2]. Pourtant, depuis son accession au poste de Premier ministre en 2003, Recep Tayyip Erdoğan avait affiché un attachement au rapprochement avec l’Union européenne et maintenu la proximité stratégique avec Israël. Comment expliquer sa remise en cause ? Quels arguments avance la Turquie pour justifier ce revirement ?

Un intérêt commun au partenariat, puis aux tensions ?

Après la seconde Intifada, débutée en 2000, les bonnes relations entre Israël et la Turquie auraient pu être stoppées. Les accords militaires de 1996, fondement de la proximité stratégique, n’ont pourtant pas été remis en cause. Ceux-ci constituaient un motif de fierté pour l’armée turque et la classe politique restait satisfaite de l’existence d’une coopération militaire[3]. La situation difficile de la population palestinienne n’a pas été ici un motif suffisant pour remettre en cause les relations militaires israélo-turques. Ces accords illustraient la volonté des deux États de s’affirmer comme puissances régionales dans la région et de s’assurer une assistance mutuelle en cas d’attaque d’un pays tiers, notamment grâce aux capacités nucléaires israéliennes[4]. Le refroidissement progressif des relations débute peu après l’arrivée au pouvoir de l’AKP en Turquie, le Premier ministre turc Recep Erdoğan ayant accusé Israël de « terrorisme d’État » après l’assassinat d’Ahmed Yassin en 2004[5]. En 2009, au Forum économique de Davos, le Chef du gouvernement prend à partie le Président israélien Shimon Pérès et critique vivement l’opération « Plomb Durci » contre Gaza. Après plusieurs incidents diplomatiques qui marquent l’année 2009, la rupture semble consommée avec l’arraisonnement du navire Mavi Marmara, en mai 2010, au cours duquel neuf humanitaires turcs sont tués : dans un entretien donné à la chaîne de télévision arabe Al-Jazeera, le Premier ministre turc qualifie cet évènement de « motif de guerre »[6]. Le gouvernement n’a pas pour autant rompu ses liens avec Israël : il faut attendre septembre 2011 pour que les accords militaires soient dénoncés. Comment comprendre ce revirement de la politique turque vis-à-vis à l’État hébreu, autrement que par le positionnement interne et international de chacune des parties ?

L’inscription des tensions israéliennes dans une politique extérieure globale

La dégradation récente des relations entre les deux pays coïncide avec leurs évolutions internes. En Israël, elles démarrent après le retour au pouvoir de Benyamin Netanyahou. En Turquie, elles ont été rendues possibles, entre autres, par l’émancipation graduelle du gouvernement par rapport à la tutelle exercée par l’armée sur la vie politique7. L’AKP a ainsi pu donner une orientation nouvelle à sa diplomatie, visant à asseoir une influence durable de la Turquie dans la région et s’autonomisant de la ligne diplomatique suivie par les États-Unis[8]. Son implication dans le dossier palestinien renforce par ailleurs le soutien de la population turque et celle du monde arabo-musulman, sensibles à la cause palestinienne. Au niveau international, la Turquie se trouve en position de force face à Israël, isolé internationalement du fait du durcissement de sa politique palestinienne. Cette situation est renforcée par l’attitude d’une partie du gouvernement israélien, en particulier du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, opposé à des négociations avec l’Autorité palestinienne. Plus récemment, la Turquie s’est trouvée dans la nécessité de réajuster sa position au sein du monde arabe, après avoir tardé à soutenir les soulèvements. La décision de geler les accords militaires peut ici s’inscrire dans une volonté de « protéger son image auprès du public arabe »[9]. Si Erdoğan estime que le différend israélo-turc dépasse le cadre bilatéral pour concerner la question palestinienne, il s’insère surtout dans l’orientation nouvelle de sa politique étrangère, cultivant une proximité avec le monde musulman. Les tensions actuelles entre les deux pays permettent de justifier son repositionnement international et son affirmation comme puissance régionale tout en ne remettant pas officiellement en cause son positionnement stratégique et ses liens avec l’OTAN. Face à la Turquie, le gouvernement israélien se trouve dans une position inconfortable à plusieurs égards. Il est d’abord ralenti par des divergences internes concernant l’attitude à adopter vis-à-vis de la Turquie. Les déclarations d’Ehoud Barak (ancien ministre de la défense) et Benyamin Ben Eliezer (ministre du commerce) minimisant les tensions existantes ont été démenties par les propos du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman. Par ailleurs Israël maintient son refus de présenter des excuses pour l’arraisonnement de la flottille turque, perçue comme une menace à sa sécurité.

L’autonomisation de la diplomatie turque et ses nouvelles orientations concourent à expliquer son attitude sur la question palestinienne. Dans le cadre de la remise du rapport Palmer sur « l’affaire de la flottille », le discours du Premier ministre Erdoğan devant la Ligue des États arabe l’a vu se poser en « champion de la cause palestinienne et chantre d’un système politique a la turca, parvenant à marier islam et démocratie »[10]. La recherche de leadership sur un dossier rassemblant le monde musulman apparaît indissociable de l’aspiration turque à se poser en puissance régionale. L’allocution d’Erdoğan, prononcée après sa victoire aux élections législatives de juin 2011, illustre sa vision de l’aire influencée par les évolutions de la Turquie[11]. Correspondant précisément aux frontières de l’Empire ottoman en 1876, elle s’étend des Balkans au Caucase, englobe le Proche-Orient et le Maghreb, y compris Jérusalem et la ville palestinienne de Gaza[12]. Cette approche est partagée par le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoğlu qui entend faire de la Turquie un acteur régional majeur[13]. La popularité d’Ankara dans le monde arabo-musulman paraît s’inscrire dans une recherche de leadership. Celui-ci passe-t-il, comme le supposent certains observateurs, par la promotion d’un « modèle turc » conciliant islam, réussite économique et représentation parlementaire[14] ?

Ankara tente-elle d’exporter un « modèle turc » ?

Ankara dit ne pas vouloir se poser comme puissance ou comme modèle de développement. Une telle posture lui attirerait d’ailleurs les critiques de nombre d’acteurs, à commencer par l’opposition au gouvernement. L’establishment kémaliste, qui a longtemps dénoncé un « agenda caché » de l’AKP visant à islamiser le pays, verrait une confirmation de son existence dans l’officialisation d’un projet aux accents « néo-ottomanistes ». Encore marqués par le souvenir de la domination ottomane, les pays environnants accueilleraient mal une telle manifestation d’expansionnisme. Les régimes hostiles aux États-Unis pourraient y voir une initiative d’inspiration américaine proche du projet de « Greater Middle East », initié par l’administration Bush. Enfin, les pays possédant déjà une influence dans les régions où se déploie la diplomatie turque (Égypte, Arabie Saoudite, Iran, Russie voire la France en Afrique) verraient là se déclarer ouvertement un concurrent et tenteraient d’entraver son action. Depuis le déclenchement des soulèvements au sein du monde arabe, l’Iran et la Syrie ont déjà émis des critiques sévères du « néo-ottomanisme »[15] dont Ankara ferait preuve au Proche-Orient. Néanmoins la promotion d’un mode de développement conciliant forte religiosité et performance économique constitue un véritable atout pour la Turquie, qui la distingue des autres pays. Il n’est donc guère étonnant que Recep Tayyip Erdoğan déclare que la Turquie ne constitue pas un modèle mais une « source d’inspiration », sans préciser ce qui différencie l’un de l’autre. Dans certaines zones, notamment les pays concernés par le « printemps arabe », certaines forces islamistes comme Al-Nahda en Tunisie réclament même l’adoption d’un gouvernement basé sur l’expérience turque[16]. De telles revendications dissuadent d’autant plus l’AKP de s’avancer elle-même. Même sans l’adoption formelle des structures économiques et politiques turques, les démarches de ses voisins pour s’en inspirer renforcent l’influence régionale d’Ankara. Au-delà du monde musulman, la promotion de ce modèle permet à la Turquie de renforcer son image auprès des pays occidentaux, en insistant sur plusieurs notions-clés (démocratie, liberté religieuse, libéralisme économique), quoique la réalité qu’elles recouvrent soit différente de celle observable en Europe ou aux États-Unis. En témoigne l’appel à adopter la laïcité, récemment lancé par le Premier ministre en Égypte et en Tunisie. Si cette déclaration semble appeler une sécularisation à l’occidentale, Erdoğan précise que la Turquie possède « sa propre conception de la laïcité, qui est différente de celles qui se sont développées en Europe », basée sur un encadrement de la religion « hérité du Califat ottoman » où l’existence d’un droit séculier ne s’envisage que si celui-ci est fondé sur des principes religieux[17].

La restriction des relations israélo-turques évite à Ankara d’apparaître au monde musulman comme une tête de pont occidentale, reproche lié à sa « symbiose » stratégique avec les États-Unis durant la seconde moitié du XXème siècle. Le net désintérêt de l’AKP pour la candidature européenne, est illustré par la place qu’elle occupe dans la stratégie du parti turc. La question figurait à la page 151 sur 160 du programme électoral de l’AKP, principalement pour dénoncer « l’opposition injustifiée et déloyale »[18] de certains États-membres. Elle n’a pas été évoquée dans le discours prononcé par le Premier ministre après sa victoire aux élections législatives. La Turquie multiplie néanmoins les signaux suggérant que ses relations avec Israël ne doivent pas être considérées comme une défiance vis-à-vis de l’Occident : insistant sur le maintien de sa proximité stratégique avec les Etats-Unis, elle a récemment réaffirmé sa participation au bouclier antimissile face à l’Iran et renforcé sa coopération avec Washington contre le terrorisme. En demandant aux États-Unis d’installer une base de drones Predator remplaçant les drones Heron israéliens, elle entend pallier l’éloignement d’Israël par le renforcement de ses liens avec les États-Unis. La diplomatie américaine accueille fraichement cette orientation nouvelle. En dépit du maintien de l’alliance turque avec « l’Ouest », l’ambassadeur états-unien à Ankara estime que la Turquie est « de plus en plus concentrée sur le monde musulman et sur les traditions islamiques »[19] et attribue la responsabilité du refroidissement turco-israélien à Erdoğan, désigné comme un « fondamentaliste qui nous hait religieusement ». En dépit des tentatives de pression d’Israël, notamment sa proposition d’aider les Kurdes du PKK[20], la poursuite d’une position dure sur la question palestinienne est un atout dans l’activité diplomatique d’Ankara en direction du monde musulman. Elle lui permet de renforcer son influence en utilisant la popularité qui en résulte pour promouvoir ses spécificités.

Impact de la diplomatie turque après le « printemps arabe »

Cette popularité s’est manifestée lors des visites officielles d’Erdoğan en Égypte, en Tunisie et en Libye. Elle découle de la ligne suivie par la Turquie depuis la fin des soulèvements arabes, qui ont impacté la politique extérieure turque et les relations avec Israël. Si les nouveaux régimes issus des révolutions sont encore en formation et si leur nature reste incertaine, on observe un réajustement de la diplomatie turque à l’égard de ses voisins arabes. Celle-ci doit éviter les critiques dues à ses liens avec les anciens régimes tout en préservant les avantages tirés de ces relations, notamment en Libye (avec qui les contrats conclus s’élevaient à plus de 30 milliards de dollars[21]). Le soutien aux nouveaux régimes et l’accueil enthousiaste d’Erdoğan semblent montrer que cette ancienne proximité n’a pas entaché sa popularité. Que ce soit Al-Nahda en Tunisie[22] ou bien les Frères Musulmans égyptiens, les forces islamistes réémergeantes se tournent vers la Turquie dont ils saluent la synthèse opérée entre principes démocratiques, économie libérale, islamisme conservateur, reconnaissance et assise internationale.

L’intensité de cette popularité est à lier à la période immédiate suivant le « printemps arabe ». Celle-ci s’est caractérisée par l’absence de structures politiques capables d’encadrer les mouvements populaires (particulièrement en Tunisie et en Égypte)[23]. Hormis l’armée et les syndicats, les régimes autoritaires n’avaient autorisé que des embryons de forces politiques, faiblement implantés. Hier réprimés, les mouvements islamistes apparaissent aujourd’hui comme les seuls à concilier une légitimité due à leur passé contestataire et une capacité d’encadrement issue de leur enracinement plus ou moins clandestin. Erdoğan et l’AKP représentent, aux yeux des populations, un exemple d’intégration réussie de l’islam politique pour les nouveaux États issus du « printemps arabe ». La portée de cette influence du « modèle turc » reste néanmoins immatérielle, les nouveaux régimes n’étant pas encore installés. L’incertitude sur l’issue des transitions maintient ce rayonnement sur le plan symbolique. Sa concrétisation dépendra de la victoire des partis islamistes, que peuvent augurer les bons résultats d’Ennahda aux récentes élections tunisiennes. Les tensions turco-israéliennes et l’attitude des pays soulevés ont ravivé les craintes américaines d’un « virage à l’Est » de la Turquie, l’éloignant de l’OTAN et de l’Union Européenne. Si la popularité de la Turquie dans le monde arabo-musulman est effectivement renforcée par sa position sur le dossier palestinien, elle implique une remise en question de l’utilité pour la Turquie d’un partenariat stratégique avec Israël.

Réchauffement incertain, rupture improbable

La thèse selon laquelle la proximité stratégique avec Israël pourrait être un poids plutôt qu’un avantage a déjà été avancée par Mearsheimer et Walt, dans leur étude de la politique extérieure américaine[24], et entérine la perte d’influence de l’armée turque. Équipée en technologie israélienne et craignant de ne plus disposer de matériel adapté pour lutter contre le PKK, celle-ci n’aurait plus les moyens de peser sur la conduite de la politique étrangère en privilégiant les impératifs de défense. Les contrats liant les deux pays deviennent au contraire source de tensions diplomatiques25, subordonnant les questions militaires à la politique étrangère de l’AKP. Prenant le contre-pied de l’approche traditionnelle de la diplomatie turque, qui voyait les capacités nucléaires d’Israël comme un gage de sécurité pour ses alliés, Erdoğan les présente aujourd’hui comme une menace pour le Moyen-Orient[26]. En outre l’isolement international d’Israël, y compris par rapport aux États-Unis, relativise l’intérêt pour la Turquie de son partenariat stratégique. Il encourage au contraire Israël à renforcer ses liens, particulièrement si, comme l’estime Jean-Loup Samaan[27], sa politique étrangère serait guidée par l’impératif de la survie. Dans le même élan le volet énergétique, qui constituait l’un des fondements du partenariat israélo-turc, est également mis à mal[28] alors qu’Israël apparaît plus en situation de demande de ressources.

Une remise en cause intégrale des relations stratégiques n’est pas pour autant à l’ordre du jour. Les foyers d’instabilité aux frontières turques (Irak, Syrie) interdisent toute rupture définitive avec Tel-Aviv, particulièrement dans le cas de la Syrie. La Turquie a mis plusieurs semaines avant de se montrer critique à l’égard de Damas, du fait de la proximité existant jusqu’alors entre les deux pays (entraînements militaires communs, médiation diplomatique avec Israël, suppression du régime de visas), ce qui n’allait pas sans soulever des réserves israéliennes et américaines[29]. Si le régime baathiste parvenait à se maintenir au pouvoir, la dégradation des relations syro-turques s’inscrirait dans le temps. Fortement isolée, la Syrie pourrait se tourner plus encore vers l’Iran qu’elle ne le fait actuellement, remettant en cause la politique de « zéro problème » et l’influence régionale d’Ankara. Un tel rapprochement serait d’autant plus probable que le repositionnement turc contre le régime de Bachar al-Assad entraîne aujourd’hui un réchauffement diplomatique avec les États-Unis[30]. Les récentes déclarations de Barack Obama ont ainsi rappelé l’importance de la Turquie au sein de l’OTAN, faisant écho à l’annonce de la participation turque au bouclier antimissile. Les tensions occasionnelles entre Obama et Netanyahou peuvent suggérer que les États-Unis seraient à la recherche de nouveaux interlocuteurs dans la région mais il serait illusoire d’envisager une rupture du soutien américain à Israël, plus particulièrement à un an des élections présidentielles[31]. Preuve s’il en est : le veto américain à la création d’un État palestinien alors qu’elle figurait dans le programme du candidat Obama. Toutefois, une trop grande proximité entre la Turquie et les États-Unis pourrait constituer un handicap pour l’image de l’AKP auprès des États arabes si elle n’est pas compensée par un avantage stratégique conséquent.

Les relations turco-israéliennes se comprennent dans le cadre global de la diplomatie turque, particulièrement son ambition de puissance régionale. Les tensions actuelles dépassent le cadre des relations bilatérales et même celui de la question palestinienne. Elles constituent autant un outil de la politique étrangère turque, suggérant son autonomie des États-Unis et sa proximité avec le monde musulman, qu’elles illustrent ses orientations nouvelles.

Club du Millénaire : Paul Boulet Desbareau, Louis-Marie Bureau, Sarah Laffon

1 Grande Assemblée Nationale Turque.

2 Tel que présenté par Emel Parlar Dal par exemple: http://eurorient.net/.

3 Elise Ganem, L’axe Israël-Turquie, vers une nouvelle dynamique proche-orientale ?, L’Harmattan, 2005, p.48.

Source : http://books.google.fr/books?id=ofD8TzZc2b8C&pg=PA48&lpg=PA48&dq=seconde+intifada+turquie&source=bl&ots=iRXjW3DWij&sig=5QXqqTDkhMKcazymhhDwZ_sJsik&hl=fr&ei=OSiSTsynNef74QTRmYG7AQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CCIQ6AEwAQ#v=onepage&q=seconde%20intifada%20turquie&f=false, consulté le 9 octobre 2011.

4 Murat Metin Hakki, AdrianDellecker, « Dix ans d’alliance turco-israélienne, Succès passés et défis à venir », Politique étrangère, 2006/2 Été, p. 421-430. DOI : 10.3917/pe.062.0421.

5 Ibid, p. 427.

6 « Accueilli en héros au Caire, Erdogan appuie un Etat palestinien », L’Express, 13 septembre 2011.

Source : http://www.lexpress.fr/actualites/2/monde/accueilli-en-heros-au-caire-erdogan-appuie-un-etat-palestinien_1029453.html?actu=1

7 Jacques Benillouche, « Turquie : victoire décisive d’Erdogan sur l’armée », 01/08/2011, Slate.

Source : http://www.slate.fr/story/41925/turquie-victoire-erdogan-armee-democratie

8 Ibid.

9 Dorothée Schmid, « La Turquie est en position de force face à Israël », Le Monde, 08/09/11.

10 Jean Marcou, « Premier bilan de la tournée des printemps arabes de Recep Tayyip Erdoğan », 17/09/2011.

Source : http://ovipot.hypotheses.org/6607, consulté le 9 octobre 2011.

11 « [Les élections turques ont] été suivies de très près, et leur résultat salué, à Bagdad, à Damas, à Beyrouth, à Amman, au Caire, à Tunis, à Sarajevo, à Skopje, à Bakou, à Nicosie (…) Croyez-moi, aujourd’hui Istanbul a remporté une victoire, mais c’est aussi une victoire pour Sarajevo, pour Izmir comme pour Beyrouth, une victoire pour Ankara comme pour Damas ; une victoire pour  Diyarbakır comme pour Ramallah, Naplouse, Jénine, pour la Cisjordanie, pour Jérusalem et pour Gaza… Aujourd’hui, c’est la victoire de la Turquie et du Moyen-Orient, du  Caucase et de l’Europe. » Discours de Recep Tayyip Erdoğan, cité par Jean-Paul Burdy, « Retour sur le « discours du balcon » et sur la victoire d’un nouveau leader régional », Observatoire de la vie politique turque, 26 juin 2011.

Source : http://ovipot.hypotheses.org/5873, consulté le 9 octobre 2011.

12 Un discours final qui fait écho au discours initial de Bayburt qui avait lancé la campagne électorale, le 22 avril dernier et à l’occasion duquel Recep Tayyip Erdoğan s’était écrié : «Les problèmes de Bayburt sont nos problèmes, comme ceux de Kabul, du Darfur, de Baghdad, de Benghazi, de Sarajevo, de Gaza ou Jerusalem. Si nous ignorons Gaza, nous serons honteux à Bayburt.»

13 Ahmet Davutoğlu, Stratejik Derinlik (La profondeur stratégique), 2001.

14 Marie Simon, « Turquie : Le règne sans partage de l’AKP se poursuit. », L’Express, 13/06/2011.

15 Guillaume Perrier, « Le ton monte entre Ankara et Damas. », 09/08/2011.

Source : http://istanbul.blog.lemonde.fr/2011/08/09/le-ton-monte-entre-ankara-et-damas/

16Ariane Bonzon, « Turquie-Tunisie, la filiation de l’AKP. »

Source : http://www.slate.fr/story/33527/turquie-tunisie-filiation-akp

17 La nécessaire conformité aux principes de la religion est au fondement de la fonction califale. Dans le cas où le calife contrevient au contrat et adopte des décisions à l’encontre de la religion, il est du devoir de la communauté de le déchoir de sa fonction et de choisir un souverain plus disposé à suivre les préceptes islamiques.

Sur la question voir : Jean-Claude Vatin, « Introduction à « Islam, Religion et politique » », in Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, n°29, 1980, p 11 ; Ahmed Moatassime, « Islam et développement politique », in Revue Tiers Monde, t. XXIII, n°92, octobre-décembre 1982, p 803.

18 Jean-Paul Burdy, « Retour sur le « discours du balcon » et sur la victoire d’un nouveau leader régional », 26/06/2011.

Source : http://ovipot.hypotheses.org/5873

19 Jean Marcou, « Les documents diplomatiques révélés par WikiLeaks confirment les inquiétudes américaines à l’égard des récentes orientations diplomatiques turques », 30/11/2010.

Source : http://ovipot.hypotheses.org/1668

20 Jean Marcou, « Premier bilan de la tournée des printemps arabes de Recep Tayyip Erdoğan », 17/09/2011.

Source : http://ovipot.hypotheses.org/6607

21 Guillaume Perrier, « La Turquie est fortement affectée par les révoltes touchant ses partenaires économiques du monde arabe », Le Monde,30/04/2011.

22 Michel Tatu, « Révolution en Tunisie : une première », 17/01/2011.

Source : http://www.frstrategie.org/barreFRS/publications/chroniques/actualite247.php

23 Olivier Roy, « Révolution post-islamiste », 14/02/2011.

Source http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/12/revolution-post-islamiste_1478858_3232.html

24 John J. Mearsheimer, Stephen M. Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2007, Paris

25 « Ankara accuse Israël pour des contrats », Le Figaro, 07/09/2011.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/09/07/97002-20110907FILWWW00492-ankara-accuse-israel-pour-des-contrats.php

26 « Erdoğan : Israël est une « menace », Le Figaro, 05/10/2011.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/05/97001-20111005FILWWW00449-erdogan-israel-est-une-menace.php

Egalement : http://www.haaretz.com/print-edition/news/turkey-lists-israel-as-a-threat-to-its-interests-1.322031

27 Jean-Loup Samaan, Les métamorphoses du Hezbollah, Karthala, 2007.

28 « Chypre/gaz : la Turquie persiste », Le Figaro, 06/10/2011.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/10/06/97002-20111006FILWWW00432-chypregaz-la-turquie-persiste.php

29 “Barak: Joint Turkey-Syria military drill ‘very troubling’ for Israel”, 27/04/09.

Source : http://www.haaretz.com/news/barak-joint-turkey-syria-military-drill-very-troubling-for-israel-1.274928

30 « Syrie : la Turquie envisage des sanctions », Le Figaro, 21/09/2011.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/21/97001-20110921FILWWW00314-syrie-la-turquie-envisage-des-sanctions.php

« Obama veut faire pression sur Damas », Le Figaro, 21/09/2011.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/21/97001-20110921FILWWW00271-obama-veut-faire-pression-sur-damas.php

31 « Israël « de plus en plus isolé » pour les USA », Le Figaro, 03/10/2011.

Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/03/97001-20111003FILWWW00416-israel-de-plus-en-plus-isole-pour-les-usa.php