Quelle société pour l’avenir de la Tunisie ?

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Les récents évènements en Tunisie suscitent de nombreux espoirs. Le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du régime de BEN ALI réveille, un imaginaire révolutionnaire démocratique qui semblait passé du côté de l’utopie. Des questions se posent sur l’influence que cette révolution pourrait avoir sur le reste du monde arabe. Peut-on considérer la révolution tunisienne comme le point de départ d’un soulèvement démocratique plus général dans le monde arabe ou n’y a-t-il dans cet évènement que l’aboutissement d’un processus historico-politique propre à la société tunisienne ? Force est de constater qu’un tel évènement illustre le rôle fondamental de l’héritage intellectuel et nationaliste qui, depuis plus d’un siècle, façonne l’identité du pays.

Dotée d’une constitution moderne dés 1861 grâce aux efforts de l’intellectuel réformateur BIN DHIAF, la Tunisie s’est engagée très tôt sur la voie d’une mutation et d’une construction politique autonome. Le réformisme de la Tunisie de la deuxième moitié du XIXème siècle s’inspire d’une tradition ottomane et concentre sa réflexion sur le pouvoir de l’État (efficacité administrative et juridique, ordre et sécurité…). L’époque voit apparaître toute une série d’intellectuels-réformateurs, à la fois représentants de l’empire Ottoman et de la régence tunisienne, qui vont jouer un rôle considérable dans l’édification d’une nouvelle organisation politique. Ce courant réformateur est avant tout pensé comme une modernisation technico-administrative et ne doit pas être confondu avec une libéralisation politique comme le remarque Béatrice HIBOU : « En dépit du libéralisme proclamé, le modèle réformateur était celui de la centralité de l’État, de l’étatisation des rapports sociaux et d’un dirigisme en affinité avec l’absolutisme plus qu’avec un quelconque libéralisme politique. »[1] Réformisme ne signifie pas libéralisme, mais cette modernisation politique va avoir une influence capitale pour la suite du processus. La deuxième moitié du XIXème siècle voit apparaître un régime tunisien transformé, modernisé administrativement, au point d’alerter la conscience coloniale européenne. La France se servira du projet réformiste comme instrument au service de l’implantation du protectorat : « Très rapidement cependant, les autorités coloniales prirent conscience de l’opportunité qu’elles pouvaient saisir de la jonction du réformisme colonial avec le réformisme ottoman, par l’intermédiaire de personnalités réformistes qui avaient fini par accepter le fait accompli du Protectorat. »[2] Il faut attendre le début du XXème siècle et la fin de la première guerre mondiale avec la dislocation de l’empire Ottoman pour assister à la naissance d’un authentique nationalisme tunisien. Ce nationalisme va fonder une tradition intellectuelle et politique permettant l’ouverture, au sein de la société civile tunisienne, d’un espace propice à la construction d’une culture démocratique qui appuiera les grandes mutations du pays. Entretenu par des journaux réformistes en langue arabe comme El Hadhira fondé en 1888 et surtout par Le Tunisien fondé en 1907, qui aboutira à la création du Parti Tunisien en 1919 (futur Destour). Associé au réformisme, il caractérise sans aucun doute le fondement du modèle démocratique tunisien. Un modèle qui fera de l’éducation l’un des principaux piliers de la transformation de la société. Déjà, l’éditorial du premier numéro du Tunisien, exprime cet objectif : « Au premier plan de nos préoccupations, nous placerons la question de l’instruction. Il nous est pénible de constater qu’après 25 ans de protectorat Français, les neuf dixièmes de nos compatriotes sont encore plongés dans l’ignorance. »[3]

La prise de conscience de la nécessité d’une politique éducative renforcée constitue donc une spécificité du mouvement national tunisien qui va utiliser l’influence coloniale Française pour servir ses propres intérêts. Il va sans dire alors qu’une telle politique a permis l’instruction progressive d’une part de plus en plus importante de la société tunisienne. C’est alors cette même société, diplômée, composée de médecins, d’avocats, d’intellectuels qui va jouer un rôle décisif dans la consolidation du nationalisme tunisien. BOURGUIBA n’était-il pas lui-même, en tant qu’avocat, le fruit de cette transformation sociale ? Nombreuses sont les sources d’une possible conscience révolutionnaire, celle de la Tunisie semble trouver son origine dans une tradition réformiste. Avant même de penser une révolution, le nationalisme tunisien va rapidement s’inspirer des apports techniques et politiques français pour réaliser son émancipation. Les mots de BOURGUIBA, en ce sens sont parfaitement explicites : « Le contact d’une civilisation plus avancée détermine en lui [le peuple] une réaction salutaire. Une véritable régénération se produit. Grâce à une judicieuse assimilation des principes et des méthodes de cette civilisation, il arrivera fatalement à réaliser par étapes son émancipation définitive. »[4] L’émergence d’une classe tunisienne militant pour une société plus démocratique a ainsi donné naissance à de nombreuses associations. Celles-ci manifestent à travers la revendication des droits de l’homme et des libertés. Ces militants, comme le remarque B. CALLIE DE SALIES « se connaissent souvent depuis de longues années, recourent très largement aux mouvements associatifs, mais aussi aux organisations étatiques étrangères pour dénoncer la situation dans le pays, en dépit des pressions, des brimades et des violences de toute sorte dont ils sont l’objet de la part des services de sécurité. »[5] Des associations comme, la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) fondée en 1977 et (la plus ancienne du monde arabe) ou l’Association des journalistes tunisiens (AJT) militent ainsi régulièrement pour la promotion des libertés civiles fondamentales. Leurs actions sont nombreuses, l’une des plus connues fut celle du 18 Octobre 2005 lorsque, à l’occasion d’un sommet mondial de l’ONU sur la société de l’information organisé à Tunis, une grève de la faim fut menée par plusieurs personnalités tunisiennes de différentes tendances politiques dans le but d’alerter l’opinion internationale sur l’état des droits de l’homme en Tunisie. A la suite de cette grève BEN ALI dut alors prendre en compte certaines revendications relatives à la liberté d’expression (meilleure représentation de l’opposition au sein du Conseil Supérieur de la communication par exemple) ou aux droits de l’homme. La présence de ces associations est donc un indice supplémentaire de l’existence, au sein de la société tunisienne, d’une réelle résistance politique organisée ou en du moins en phase de l’être.

Après de patients efforts le résultat est là : la construction progressive d’une société tunisienne ayant accès à l’école et surtout à l’université a rendu possible la formation d’une conscience politique aspirant à un régime démocratique et égalitaire. Le long cheminement réformiste, a finalement préparé les conditions pour une véritable révolution. Non une révolution de palais comme celle de l’ex président BEN ALI en 1987 mais un authentique soulèvement populaire manifestant l’existence d’un véritable consensus national autour de la nécessité de reprendre le pays en main. La présence d’une tradition politique réformiste, d’un héritage nationaliste, et d’une société civile consciente de son rôle démocratique permet de comprendre comment cette révolution est devenue réelle malgré les difficultés inhérentes à la structure du pouvoir. Aux yeux de la loi du 7 novembre 1959 les libertés politiques renvoient à l’organisation de l’exercice de ces droits. Une dimension réductrice des droits fondamentaux, mais qui est représentative des problématiques qui se posent en Tunisie, pays connu et présenté comme un modèle pour le monde arabe et le Maghreb en particulier. La réalité est cependant tout autre, le paysage associatif et politique du pays est soumis à un contrôle constant des autorités au travers de son appareil sécuritaire et du parti état qu’est le RCD. Selon un rapport de la fondation internationale des droits de l’homme[6] (FIDH), la société civile tunisienne souffre de graves carences organisationnelles en raison des pressions exercées par les autorités et de l’impossibilité de disposer de plate-forme de débat. La réalité associative n’est donc pas en phase avec les discours véhiculés par le gouvernement mais le résultat d’une confrontation permanente.

Les limites inhérentes à la société civile tunisienne: entre féodalisation et autonomisation.

La société civile tunisienne doit en partie sa gestation à cette conscience réformatrice qui la caractérise, mais elle principalement à la domination de l’appareil sécuritaire de l’état sur la sphère politique. Sous la présidence de BOURGUIBA et l’époque du Destour, aussi bien que sous le « règne » de BEN ALI datant de 1987, l’espace d’expression politique s’est réduit au point de dissuader toute espérance d’évolution ou d’augmentation des prérogatives politiques en faveur du peuple et du pluralisme politique. Les grands procès qui ont suivis l’accession au pouvoir de Ben Ali en sont une illustration des plus équivoques. La société civile s’est donc formée, comme le souligne Abdel KADER ZGHAL, en opposition aussi bien conceptuelle que structurelle à l’appareil militaire et sécuritaire comme ce fut le cas dans la Turquie des années qui suivirent le coup d’État de 1971. Ce qui caractérise néanmoins la sphère civile en Tunisie, c’est sa (re)définition, celle-ci est tributaire de la main mise du régime sur toute la société, elle connaitra donc autant d’évolution que l’espace civil lui-même. Le complot islamiste contre la personne du président Ben Ali et les procès conduit par des tribunaux militaires d’exception aboutiront à une véritable désignation des acteurs de la société civile. Cette dernière devant se conformer aux impératifs de souveraineté nationale et à un certain mutisme en politique comme l’entendait le régime en place. Les milieux islamiques et les associations caritatives dites « islamiques » opérant sur le même modèle que les Frères Musulmans en Égypte, en furent les premières victimes, le parti en exil Ennadha se vit ainsi en 1992, amputer de 265 personnes[7], par des peines prononcées via des juridictions militaires. L’autonomisation de la société civile se vit ainsi compromise en raison de l’omniprésence de l’appareil étatique et du RCD, pour exemple, dans un pays qui recense 973 journalistes, plus du tiers seraient ainsi sans emploi souvent par manque d’accointances avec les autorités.

Le régime a dans le cadre de cette stratégie tout fait pour subordonner les acteurs du judiciaire à son autorité, en 1995 le parti au pouvoir RCD décide de créer une cellule professionnelle des avocats, une khaliyya, afin de dépolitiser la profession et éviter l’émergence d’une alternative politique dans les milieux les plus éduqués et politisés. Il s’agit d’éviter que les revendications socioprofessionnelles ne se changent en revendications politiques. Cette stratégie est ancienne dans la pensée politique des autorités tunisienne puisque c’est BOURGUIBA qui la conceptualisera au Conseil national du Destour en mars 1963 et qui ensuite l’utilisera pour affaiblir et assouvir l’UGTT, l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens. BEN ALI ne fera en fait que réactualiser ce concept au point de l’institutionnaliser afin d’annihiler toute velléité d’autonomisation ou d’influence des politiques le spectre de l’islamisme politique, agité pour les démocraties occidentales, n’en étant que la façade. Les avocats deviennent dès lors les instruments du régime, utilisés afin d’assurer sa continuité et garantir son caractère autoritaire. Les membres de la khaliyya[8] se chargeant alors avec l’aval du pouvoir en place, de contrer les arguments et discours de leurs confrères « dissidents » au sein de colloques et représentations internationales. Michael BECHIR AYARI et Éric GOBE reprennent d’ailleurs Béatrice HIBOU qui met en lumière cette collusion d’intérêts au travers de la pratique dite du samsara[9], instituant des échanges informels entre les avocats fidèles au régime et les forces de sécurité. Les premiers se constituant une clientèle sur la base des dossiers qui intéressent ou mettent en jeu l’État, les seconds tirant des dividendes de ces dossiers et un levier de pression. C’est en fait le bâtonnier de l’ordre qui jouera le rôle de catalyseur de ces tensions entre les avocats et les autorités puisque traditionnellement recruté et propulsé au sein des khaliyya.

Cependant au début des années 2000, un bouleversement eut lieu dans la sphère juridique, coïncidant avec la fin de l’âge d’or de BEN ALI des années 90. Un opposant historique des autorités BECHIR ESSID, emprisonné et torturé par le passé, s’imposa en tant que leader des élections pour le poste de bâtonnier en 2001, dénonçant les accointances de certains membres de l’Ordre avec les autorités mais aussi la pratique du samsara. Une telle situation ne pouvant perdurer aux yeux des autorités, celles-ci s’attachèrent donc à saper toute tentative d’émancipation, au travers de menaces directes sur la clientèle du bâtonnier, envoyant aussi bien l’armée barricader le cabinet, de réforme juridique divisant l’Ordre en avocatures régionales susceptible de réduire le domaine de compétence des avocats et décentraliser la profession. Les fidèles au régime eurent cependant leur revanche en 2004. ESSID, bien que favori au terme du premier tour, se vit perdre les élections par vingt-quatre voix d’écarts en faveur du candidat du régime. Ils entreprirent aussi de saigner à blanc l’association ATJA qui s’était constitué sous l’impulsion de jeunes avocats en alternative à l’Ordre. Une utopie brisée par les membres du RCD, profitant du statut de l’association pour y entrer en masse, afin d’imposer une ligne directrice fortement empreinte du clientélisme qui caractérise le RCD. Cette problématique est aujourd’hui au cœur du paysage social de la Tunisie puisque aussi présente au sein des revendication féministes et leur structuration.

Du féminisme d’état bourguibien à l’ère BEN ALI

L’arrivée de BOURGUIBA au pouvoir a fait de la Tunisie un pays incroyablement moderne comparé à ses voisins. La société civile a assisté à l’émergence d’un féminisme d’état bourguibien, fondé sur la réhabilitation de la femme et la reconnaissance de ses acquis. Dès l’indépendance tunisienne en 1956, le président BOURGUIBA proclame le CSP, code du statut personnel, un code révolutionnaire en matière des droits des femmes dans le monde arabo-musulman puisque son orientation est clairement laïque : la polygamie est abolie, la répudiation est remplacée par le divorce judiciaire, le tutorat matrimonial supprimé. Les femmes jouissent de la liberté de travail, de déplacement, d’entreprise, et une campagne pour la planification familiale est mise en place dès les années 60. Le droit à la contraception fut affirmé en 1962, et celui de l’avortement en 1965, soit dix ans avant la loi Simone VEIL en France. Ces avancées font de la Tunisie un pays d’exception en comparaison à ses voisins, et de BOURGUIBA son défenseur : ses déclarations critiquent le voile, la virginité, et mettent en avant l’émancipation de la femme. Toutefois cette émancipation reste limitée dans un discours présidentiel qui joue le double jeu du respect de la norme patriarcale et de la libération féminine. Le féminisme d’état bourguibien est donc selon Sophie BESSIS, « limité, dès l’origine, par les bornes qu’il s’est fixé »[10]. Cette situation s’est perpétuée en 1987 : l’arrivée du président BEN ALI « le féministe » sera baptisée « l’ère nouvelle ». Les associations féminines se multiplient et le devoir d’obéissance de l’épouse aboli en 1993, des modifications progressistes ont été apportées sur la répartition des biens à l’intérieur du couple en 1995. Or le président BEN ALI a favorisé la politique sur le statut des femmes pour illustrer une Tunisie Moderne, et éviter les critiques des sociétés occidentales. Il avait compris que les occidentaux étaient bien plus occupés à combattre le voile et l’islamisme dans les pays arabes que la corruption et la pauvreté, et profitait de cette image de marque pour piller tranquillement le pays. Leila BEN ALI, chef du clan TRABELSI et épouse du président, a elle même joué ce rôle de militante pour les droits de la femme. Ainsi le discours sur la singularité Tunisienne s’appuie en majorité sur la condition politique et sociale féminine, au prix de l’étouffement de la liberté d’expression et du pluralisme partisan. BEN ALI est-il ainsi un fin stratège? Pas totalement. Gilles PERRAULT n’aura pas tord de souligner que comparer Hassan II à BEN ALI, c’est comparer « l’aristocratie du crime à la médiocrité lugubre d’un voyou de sous préfecture »[11].

En effet le féminisme d’état bourguibien a été reprit par BEN ALI au service d’intérêts diplomatiques, tandis que la société civile continue pourtant de se former en associations féministes, et que les femmes occupent de plus en plus des postes de responsabilité au sein de l’état. Le réel mouvement féministe en Tunisie est né dans les années 1970-1980 autour du journal Nissa, qui a rapidement cherché à se détacher de ce « féminisme d’état ». Il ne s’est donc pas constitué autour de la contestation du code de la famille comme ce fut le cas au Maroc ou en Algérie, mais parallèlement à une politique étatique féministe remise en cause. L’association Tunisienne des femmes démocrates a déclare que ces femmes ont été « prises en otage » par un pouvoir qui serait resté autocratique[12]. Le féminisme reste toutefois bien ancré dans les mœurs. Beaucoup d’islamistes eux-mêmes acceptent le code du statut personnel et la condition féminine comme un héritage sur lesquels ils ne reviendraient pas. C’est le cas de GHANOUCHI par exemple, chef du mouvement islamiste et auteur d’un ouvrage sur la femme tunisienne. C’est ensuite l’UNFT (Union nationale des femmes tunisiennes) et le CRÉDIF (Centre de recherche, de documentation et d’information sur les femmes) qui prendront le relais du débat sur la participation des femmes dans le champs politique, même si ce dernier a été crée à l’instigation de l’état. Finalement, l’État a donné à la société les moyens de se retourner contre lui : avec un taux d’éducation et de femmes diplômées supérieur à ses voisins, la société féminine tunisienne peut formuler des projets sociaux et politiques et les porter au gouvernement. Les femmes ne forment-elles pas 40% de la population active aujourd’hui? C’est la démocratisation de l’enseignement qui les a finalement plongées dans une réelle modernité. Elles se sont ensuite organisées elles-mêmes en associations et en groupes de recherche pour discuter de la démocratie tunisienne. Toutefois, cette multiplication endémique des associations de femmes cache finalement une réalité plus complexe : les revendications sont contradictoires, et la société peine à mettre en place un projet collectif de modernité, les lois libérales dépassant souvent les mentalités profondément patriarcales d’une partie de la société.

Club du Millénaire : Yousra ABOURABI, Julien DURAND DE SANCTIS, Thomas DOURNON



[1] B.HIBOU, Le Réformisme, grand récit politique de la Tunisie contemporaine, in Revue d’Histoire moderne contemporaine, Paris, Belin, 2009, n°54, p.13.

[2] B. HIBOU, op. cit. , p.15.

[3] Source : Le Tunisien, Premier numéro, éditorial.

[4] Source : La Voix du Tunisien du 23 Février 1931.

[5] B. CALLIE DE SALIES, Le Grand Maghreb contemporain, Paris, Librairie d’Amérique et d’Orient, 2010, p.128.

[6] Source : http://www.fidh.org/IMG/pdf/tn418f.pdf

[7] Marine DESMERES, La société civile tunisienne prise en otage ?, 2000.

[8] Éric GOBE et Michaël BECHIR AYARI, Les avocats dans la Tunisie de Ben Ali : une profession politisée, in L’Année du Maghreb Édition 2007, Paris, CNRS Editions, 2007, p. 105-132.

[9] Éric GOBE et Michaël BECHIR AYARI, op.cit p105-132.

[10] Sophie BESSIS, Le féminisme institutionnel en Tunisie, in Clio, numéro 9-1999, Femmes du Maghreb.

[11] Préface de Gilles PERRAULT dans Nicolas BEAU, Jean-Pierre TUQUOI, Notre ami BEN ALI, La Découverte, Paris 1999.

[12] Nicolas BEAU, Catherine GRACIET, La régente de Carthage, Editions La Découverte, Paris 2009

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