Cycle sur la sécurité en Afrique du Sud : l’insécurité en zone rurale.

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Résumé : Cette étude montre que l’insécurité dans les campagnes d’Afrique du Sud découle d’une convergence de facteurs. Les agresseurs agissent dans un environnement quasiment dépourvu de présence étatique, du fait de l’absence de services de police. L’Etat a généré dans ces zones espoirs et frustrations successives, en s’avérant incapable de remédier aux inégalités de l’apartheid. Plus spécifiquement, l’échec de l’action du ministère chargé de la réforme foncière a concouru à l’émergence d’une situation anomique génératrice d’insécurité.


Le meurtre le 3 avril dernier du dirigeant de l’Afrikaner Weerstandsbeweging (AWB[1]) Eugène TERRE-BLANCHE a fait ressurgir le problème des tensions entre communautés sud-africaines. Il remet également à l’ordre du jour la question des zones rurales d’Afrique du Sud, marquées par des inégalités de répartition des terres en dépit de la réforme foncière engagée en 1994. L’autorité étatique est inexistante dans ces régions, qui concentrent les frustrations de la population devant l’échec relatif des réformes gouvernementales. Avant de diriger un groupuscule afrikaner attaché à la supériorité des Blancs sur les races dites inférieures (noire, métisse, indienne), Eugène TERRE-BLANCHE était un agriculteur payant ses employés 300 rands sud-africains par mois (soit trente euros). D’après leurs déclarations à la police, ceux-ci s’en sont pris à leur employeur en affirmant qu’il ne les avait pas payés durant deux mois consécutifs. Leur discours semble écarter une quelconque motivation raciale ou politique[2]. Les manifestations ayant suivi le meurtre, opposant mouvements identitaires afrikaner et groupes syndicaux, ont reposé la question du « génocide blanc » qui se produirait dans les campagnes du pays, et d’une évolution de l’Afrique du Sud qui serait, sur cette question, similaire à celle du Zimbabwe. Plusieurs médias sud-africains[3] ou étrangers[4] appuient cette idée et elle trouve des relais jusque chez certains leaders noirs. Ainsi en est-il de Julius MALEMA. Le leader controversé de l’African National Congress Youth League (ANCYL) a pris l’habitude d’entonner le chant de libération de l’ANC à chacun de ses rassemblements, dont les paroles contiennent l’injonction “Kill the Boer[5].

D’autres analyses des statistiques de la violence et des motivations données par les auteurs d’attaques nuancent toutefois ce propos. Nous nous appuierons sur ces recherches dans le cadre de notre étude, ainsi que sur une analyse de l’échec de la réforme engagée depuis 1994 prévoyant une redistribution des terres. Nous élaborerons dans cette optique une analyse des structures locales des services de police ou de leur absence dans les zones rurales. Nous en déduirons que la question de l’insécurité en Afrique du Sud peut ressortir du désabus d’une population face à l’échec du gouvernement de répondre aux attentes de la majorité noire.

La motivation donnée par les agresseurs du meurtre d’Eugène TERRE-BLANCHE est relativement rare pour l’Afrique du Sud : les cas où les employés attaquent leur employeur ne s’élèvent « qu’à » quelques dizaines par an. Ce meurtre n’est donc pas représentatif des cas d’insécurité rurale en Afrique du Sud : nous tenterons d’en identifier les facteurs. Concernant l’ampleur du problème, les statistiques du South African Police Service (S.A.P.S), notent une augmentation des farm attacks (attaques d’exploitations agricoles) depuis 1994. On recensait en 2008 (date des dernières données disponibles) plus de 800 attaques de ce type. Deux fois plus qu’en 1994 où leur nombre atteignait 442, l’acmé ayant été atteint en 2001 avec 1069 cas. La proportion de meurtres commis lors des farm attacks demeure stable de 1994 à 2008 et ne représente que 0,69% des 20 000 meurtres commis chaque année en Afrique du Sud. Plus que le nombre, c’est la violence qui caractérise ces attaques. Les criminels sont généralement armés et sont équipés dans 60% des cas d’une arme à feu, chiffre qui semble découler du contrôle parcellaire de l’Etat sur la circulation des armes. Les motivations raciales de ces attaques restent faibles puisque les victimes sont de couleur noire dans 40% des cas. Dans la mesure où 67% des terres sont détenues par une population blanche, il apparaît que la représentation de chaque couleur de peau dans les victimes suit la répartition des terres. Le motif de l’attaque donné par les criminels est un cambriolage (robbery) à 89%. Dans 7% des cas, ils déclarent avoir voulu intimider les victimes, et 2% des attaques sont motivées politiquement ou racialement. 2% des cas trouvent leur source dans des conflits du travail, comme dans le cas d’Eugène TERRE-BLANCHE et cette répartition est stable depuis les quinze dernières années. Si la thèse du génocide blanc ne suffit pas à expliquer l’insécurité en zones rurales sud-africaines, quels peuvent en être les ressorts ?

Répondre à cette question implique d’appréhender la société sud-africaine dans une perspective plus large que la seule insécurité. Les causes généralement avancées par les services officiels du SAPS (Special Committee of Inquiry into Farm Attacks[6]) n’expliquent qu’en partie cette violence sociale : ce Ministère axe son argumentation (consistant à donner aux attaques d’exploitations un caractère conjoncturel) sur l’idée que 90% des attaques se traduisent par des vols. Elles ne résulteraient donc que de l’isolement des agriculteurs dans des exploitations de taille importante[7] et des sommes d’argent en liquide placées à leur domicile[8]. Certes, ces explications concourent justement à une compréhension du phénomène. Mais une compréhension plus globale exige l’analyse de facteurs relevant des politiques publiques menées à long terme dans les zones étudiées.

Approche sécuritaire : l’inefficacité des services de police en zone rurale.

La question de l’insécurité en zone rurale a été intégrée à l’agenda de politique publique puisque l’ancien Président de la République Thabo MBEKI annonçait en 2003 le remplacement des anciennes unités de police, les Commandos, par des unités spécialisées. Les motivations de cette décision étaient essentiellement politiques et électorales. Le maintien d’une unité existant durant l’apartheid représentait un risque électoral pour le gouvernement de l’ANC et aurait renvoyé une image de continuité en matière de politiques publiques de sécurité rurale. Si ces unités ont disparu en l’espace de six mois, aucun service n’est à l’heure actuelle venu les remplacer. Les zones rurales sud-africaines subissent une carence étatique et le ratio de poste de police par habitant est très inférieur à celui observable en milieu urbain. La faible présence du SAPS diminue d’ailleurs son efficacité puisque seuls 20% des affaires dont la police est saisie aboutissent à une condamnation. Le SAPS apparaît comme un service absent ou inefficace. La population rurale a pris acte de cette situation et a adopté plusieurs stratégies pour y faire face, en premier lieu l’utilisation d’entreprises de sécurité privées. Elles jouent un rôle crucial en Afrique du Sud, en zone urbaine comme rurale. Lors du vote du budget ministériel, le Ministre de la police reconnaissait d’ailleurs que cette industrie ne pouvait être remplacée par une sécurité assurée par l’Etat et qu’il fallait se résoudre à réguler plus qu’éradiquer ce qu’il qualifie de « marché de la peur »[9],[10]. La seconde stratégie a un caractère associatif. Les populations touchées par ces attaques ont mis en place des rural safety plans – plans de sécurité rurale intégrant des systèmes de talkie-walkie, de tours de gardes et d’alertes en cas d’attaque. Ce système repose sur l’appui du voisinage, plus proche des exploitations que les postes de police. La mission régalienne de sécurité en zone rurale n’est donc pas assurée.

Approche patrimoniale des populations rurales : les inégalités afférentes et les frustrations qui en découlent.

Analyser la répartition patrimoniale des zones rurales revient à étudier la répartition des surfaces arables : la production et la vente de produits agricoles y est souvent l’unique source de richesse. Celle-ci est d’autant plus convoitée qu’elle permet à l’Afrique du Sud d’atteindre l’autosuffisance, donc d’exporter des matières premières et des biens non manufacturés[11]. La répartition des terres issue de l’apartheid était inégale, réservant à la population blanche la majeure partie des terres cultivables et celles ayant le meilleur rendement. En 1994, 5% de la population détenait 95% des terres cultivables. Les (5% de) terres restantes, peu rentables, appartenaient à des chefferies qui ne les redistribuaient nullement entre villageois. En 2000, cette proportion était de 10,5%. En 2010, 13,5% des terres arables sont possédées par la population noire. En créant un Ministère de la réforme foncière[12], la conférence constituante de la CODESA[13] affirmait sa volonté de redistribuer « équitablement » les terres, idée reprise par le texte de loi de la réforme foncière[14]. Quinze ans après son lancement, elle connaît un échec relatif.

Appréhender l’insécurité dans ces zones rurales nécessite donc de comprendre les raisons de cet échec. La réforme entendait modifier une situation dont le caractère structurellement inégalitaire tenait à deux raisons. Tout d’abord l’implantation britannique se fit aux dépens des tribus noires vivant alors d’une agriculture vivrière[15]. La seconde raison relève de la politique de l’apartheid, qui dès 1913 avec le Natives Land Act[16]natifs » (les populations de couleur). La création du South African Native Trust, organisme public visant à donner une cohérence géographique aux territoires des populations noires, permit à ce pourcentage d’atteindre 7% à la fin des années 1980. Le Prevention of Illegal Squatting Act[17] compliqua d’ailleurs l’action de cet organisme en permettant l’expulsion de n’importe quel Africain qui ne résidait pas sur les réserves délimitées par le gouvernement. La Constitution de 1996 précise donc l’objectif de la réforme foncière en  rappelant que « l’Etat doit prendre, dans le cadre de ses moyens disponibles, les mesures raisonnables de nature législative et autres créant les conditions qui permettent aux citoyens d’accéder à la propriété foncière sur une base équitable »[18]. La réforme est organisée autour de trois axes : garantir les droits des ouvriers agricoles, auparavant victimes d’expulsions d’arbitraires ; restituer les terres accaparées ou compenser ces pertes ; transférer les terres grâce à un programme d’aide à l’installation de fermiers noirs et aux subventions à la vente par des fermiers blancs[19]. Les Noirs et les Blancs ne sont généralement pas divisés sur cette question. La réforme foncière était un compromis entre l’ancien Président MANDELA et de KLERK, le dernier Président blanc. Celui-ci avait accepté la réforme à deux conditions, la constitutionnalisation du principe de willing buyer/willing seller et celle du droit de propriété. Les organisations politiques ne s’affrontaient donc pas sur le principe de la réforme mais sur ses modalités. Leur principale erreur à été de négliger l’aspect tribal de la répartition des terres.

Sous l’apartheid la part de terres réservées aux populations noires leur était léguée : l’Etat se retirait de toute gestion et donnait tous les droits aux chefs de clans. Cette politique se situait dans la lignée de la théorie d’apartheidséparer les populations blanches des populations noires. Or, l’une des structures que l’on retrouve dans la plupart des tribus d’Afrique du Sud est le conseil d’anciens (kgotla), détenant la plupart des droits fonciers : allocation, délimitation, gestion, règlement des litiges. Les chefs de tribus présidant les kgotla, ont pris l’habitude sous l’apartheid de s’approprier les terres les plus fertiles et ce comportement a perduré après 1994. Si le caractère racial de l’inégalité de répartition des terres a été reconnu par l’Etat au plus haut niveau (notamment par sa constitutionnalisation et la création d’un ministère spécifique), cet aspect essentiel a été négligé[20]. L’occultation d’un pan entier du problème conditionne évidemment l’aboutissement de la réforme. Les 13% de terres possédées par la population noire sont autant de zones de conflits, dont les titres de propriété n’ont été définis par aucune autorité gouvernementale. Les motivations de cette négligence sont d’ordre politique. Le gouvernement de l’ANC est d’autant moins enclin à régler ce problème que ces territoires, les anciens bantoustans[21], ont un comportement électoral lui étant peu favorable. Les suffrages de ces populations allant généralement à l’Inkatha Freedom Party (I.F.P)[22], l’ANC ne veut risquer un échec politique sur ce sujet. Ce calcul a évidemment conditionné la redistribution effective aux populations noires. En 1994, le Ministère s’était fixé un objectif de 30% de terres redistribuées, la date-butoir est, depuis, régulièrement repoussée et le Ministre a déclaré récemment que l’échéance prévue serait désormais l’année 2020.


Faiblesses structurelles du South African Native Trust.

A ces choix politiques s’ajoutent des défauts structurels dans le fonctionnement du Ministère, qui peuvent expliquer le faible taux de redistribution des terres. Celui-ci connaît avant tout d’importantes contraintes financières. Pour l’année fiscale 2002 – 2003, il avait déjà perdu 31,51 % de son budget de 1995 – 1996. Avec moins de 1% du budget gouvernemental, il est aujourd’hui le plus faible portefeuille. Dans son rapport annuel 2007 – 2008, le Ministère avouait en outre un taux d’inoccupation d’un poste sur cinq (22,8%) ; 20% des effectifs avaient été promus dans la même période sans présenter les compétences et diplômes requis. L’administration chargée de la mise en œuvre de la réforme est donc sous-qualifiée et en sous-effectif. Le Ministère rencontre également des difficultés d’application des mesures du fait des réticences des gouvernements des neuf provinces sud-africaines[23] à appliquer une politique centralisée. Aux dires des gouverneurs, il est impossible d’appliquer une politique agricole uniforme à la variété extrême des agricultures de l’Afrique du Sud. Enfin, le Ministère et les institutions qui relaient sa politique ont la réputation d’organismes corrompus, perception qu’accentuent plusieurs scandales financiers[24]. Elaborée sans concertation, la réforme se trouve en décalage avec la réalité sociale, et ses théoriciens ont confondu les landlessness et les homelessness people. Les premiers ont un objectif d’exploitation commerciale, les seconds souhaitent une terre pour s’y installer et vivre de leur culture. Force est de constater que cette dissociation, très présente dans la société paysanne sud-africaine, n’apparaît pas dans le texte de la réforme, ce qui entraîne des transferts fonciers à destination d’individus auxquels ne convient ni le type ni la taille de la terre. Le gouvernement MBEKI a néanmoins envoyé un signal positif au cours de l’année 2000, en modifiant le dispositif de redistribution, ainsi, les terres redistribuées vont désormais aux agriculteurs noirs présentant des connaissances certifiées en agriculture et capables d’apporter 5000 rands (environ 500 euros) au lancement de l’exploitation. Si cette évolution tranche avec le dispositif du gouvernement MANDELA[25], elle fait suite à une revendication des nombreux fermiers noirs. Ceux qui bénéficiaient jusqu’alors des transferts de terres n’avaient ni les moyens ni les compétences pour faire fonctionner une exploitation.

La réforme foncière des anciens bantoustans se trouve aujourd’hui à un carrefour. Il lui faut choisir entre un modèle d’agriculture nationalisée et vivrière, et une optique moderne qui passerait par la privatisation des terres et la création de droits de propriété individuels. Un troisième modèle, proposé par certaines ONG rurales[26] promeut, lui, un modèle de propriété communautaire. Le dossier est d’autant plus délicat que la société rurale est en grande partie régie par ses chefs de tribus que le gouvernement de l’ANC. Ces derniers ont déjà montré qu’ils pouvaient être à l’origine de mouvements de protestation violente[27]. La réforme foncière avait été présentée par l’ANC comme le moyen privilégié d’édifier la nation post-apartheid. Elle faisait partie des « dispositifs post-1994 » visant à décrisper les relations entre communautés et symboliser la « nouvelle Afrique du Sud ». Elle n’aboutit en 2010 qu’à une redistribution des terres de l’ordre de 6%, loin de son propre objectif de 30%. Les déceptions nées de cet échec sont proportionnelles aux espoirs qu’elle soulevait. Les populations défavorisées (les fameux Previously Disadvantaged People – PDP) manifestent moins de haine raciale à l’égard des Blancs, largement propriétaires des terres, que de colère contre le gouvernement.

En zones rurales ou urbaines, études universitaires[28] et gouvernementales[29] s’accordent sur plusieurs points concernant le niveau d’insécurité en Afrique du Sud, l’un des plus élevés au monde. Il est d’abord concentré dans les zones d’habitation les plus pauvres, les bidonvilles (townships) et anciens bantoustans en zones rurales, qui concentrent la pauvreté et l’insécurité. Il est ensuite pris en charge à court terme de manière satisfaisante, du fait de la réforme du système pénal sud-africain entreprise au cours de la dernière décennie, et ce en dépit d’un fort sentiment d’insécurité au sein de l’opinion publique. Il est enfin mal traité par les politiques publiques de long terme. Celles-ci ne nivèlent pas les inégalités sociales et laissent subsister des zones de non-droit.

De manière synthétique, l’analyse des zones rurales faites par ces auteurs suggère que les attaques de fermes seraient liées à une convergence de facteurs. Les attaquants agissent dans un environnement clos mais quasiment dépourvu de présence étatique. Environnement où l’Etat a généré successivement d’importants espoirs et frustrations en apparaissant incapable de remédier aux inégalités de l’apartheid. Son action a concouru à l’émergence d’une situation anomique génératrice d’insécurité. Celle-ci est observable en zone rurale comme dans les centres urbains et est aggravée par l’absence de services de police.

Club du Millénaire : Simon Rumel, Louis-Marie Bureau, Lara Değer.


Indications bibliographiques :

– Rapport du Comité d’enquête sur les attaques de fermes, South African Police Service, 2001. Source : http://www.iss.co.za/CJM/farmrep/index.htm

– J.D OMER-COOPER, History of Southern Africa, Second Edition, 1994.

– Department for Land Affairs, White Paper on Land, 1997.

– Department for Land Affairs, Annual Report, 2008.

– Lungisile NTSEBEZA, Ruth HALL, Land Question in South Africa – The challenge of transformation and redistribution, 2007.

– Mark SHAW, Crime and policing in post-apartheid South Africa : transformation under fire, 2002.

– Johnny STEINBERG, Midlands, 2002.

– SOUTH AFRICAN POLICE SERVICE, Annual Report 2008 – 2009.

Film :

– Steve JACOBS, Disgrace, 2008.



[1] http://www.awb.co.za/

[2] http://www.reuters.com/article/idUSTRE6321F320100404

[3] http://allafrica.com/stories/201004150934.html

[4]http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/southafrica/7575708/South-Africa-a-separate-homeland-for-Afrikaners.html

[5] http://www.news24.com/SouthAfrica/Malema-poses-dilemma-for-ANC-20100420

[6] http://www.iss.co.za/CJM/farmrep/index.htm

[7] http://www.southafrica.info/business/economy/sectors/agricultural-sector.htm

[8] Les Boers sont une partie de la communauté afrikaner. Il s’agit de fermiers blancs descendants de Hollandais protestants, épargnant donc de manière importante et en liquide, étant donné leur vision péjorative du métier de banquier.

[9] http://www.info.gov.za/speeches/2010/10050615551001.htm.

[10] Entretien avec Dianne Kohler BARNARD, députée sud-africaine et Ministre fantôme de la police. Le Cap, 7 mai 2010.

[11] Cf. notre étude La Turquie et ses relations avec l’Afrique : l’exemple de l’Afrique du Sud , in La Turquie sur les continents : http://clubdumillenaire.fr/?p=329

[12] http://www.ruraldevelopment.gov.za/home.htm

[13] Convention for a Democratic South Africa.

[14] Department for Land Affairs, White Paper on Land, 1997.

[15] J.D OMER-COOPER, History of Southern Africa, Second Edition, 1994.

[16] Loi sur les terres réservées aux «Africains».

[17] Loi sur la prévention d’occupations illégales de 1951.

[18]The state must take reasonable legislative and other measures, within its available resources, to foster conditions, which enable citizens to gain access to land on an equitable basis”, section 25, chapitre 2.

[19] Subventions basées sur le principe de willing buyer / willing seller : une subvention est accordée à l’agriculteur blanc vendant son exploitation à un agriculteur noir.

[20] Il est probable que cet oubli ait été délibéré sous la présidence MBEKI : la réflexion ministérielle engagée sous la Présidence MANDELA a été rapidement écarté de l’agenda politique à l’arrivée au pouvoir de Thabo MBEKI en 1999.

[21] Espaces clos réservés aux noirs sous l’apartheid d’où il fallait une autorisation administrative pour sortir et se rendre vers les centres d’activité économiques et sociaux.

[22] http://www.ifp.org.za

[23] Censées être le dernier maillon de la chaîne de la ligne politique décidée à Pretoria.

[24] Ainsi, la Banque agricole (Land Bank) chargée de financer des projets de développements agricoles, a accordé trois cent millions de rands à un projet de parc équestre dans la province du Kwazulu-Natal, amputant de moitié la rallonge budgétaire accordée la même année par Pretoria.

Source : http://www.property24.com/articles/news/opinion/milking-the-land-bank/10054

[25] Favorisant au contraire les fermiers les plus pauvres en ayant plafonné le revenu mensuel des fermiers éligibles à 1500 rands (environ 150 euros).

[26] Par exemple http://www.afra.co.za

[27] Notamment en 2001 : http://www.busrep.co.za/index.php?fArticleId=3920767&fSectionId=552&fSetId=662

[28] Une étude reprend l’analyse de la violence en zones rurale établie par plusieurs ouvrages. Notamment le travail dirigé par Lungisile NTSEBEZA et Ruth HALL, Land Question in South Africa – The challenge of transformation and redistribution, 2007 ; et celui de Mark SHAW, Crime and policing in post-apartheid South Africa : transformation under fire, 2002. Source : http://go.worldbank.org/KDEMWMVDI0

[29] Courte synthèse : http://www.info.gov.za/otherdocs/1996/crime1.htm

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